La Gestion Chaotique de la Copropriété du Petit Bard !
Pendant plusieurs années, le quartier du Petit-Bard a été laissé à l’abandon et ses habitants spoliés. Ce qui a abouti à sa dégradation. Une conséquence tragique de ce délabrement a été il y a un an, l’incendie qui a entraîné la mort d’un locataire. Juillet 1962, la guerre pour la décolonisation de l’Algérie se termine par l’indépendance. A Montpellier, un quartier de 860 logements a été construit en urgence pour accueillir les français rapatriés d’Algérie : La résidence du Petit Bard. Années 70, alors qu’une partie des premiers habitants du Petit Bard quitte le quartier, des familles de travailleurs immigrés, ouvriers agricoles principalement, s’installent. Années 80, face à la crise du logement les familles issues de l’immigration ne trouvent à se loger que dans quelques quartiers de la ville. Le petit Bard se transforme petit à petit en destination obligée des familles immigrées les plus modestes. Années 90, la tendance s’accélère : Le quartier compte désormais une majorité de maghrébins, principalement marocains, de quelques familles tziganes… Ouvriers agricoles, ouvriers du bâtiment, petits commerçants, chômeurs : Le taux de chômage est de plusieurs fois le multiple du taux national.
La gestion de la copropriété est confiée à l’agence BLV Immobilier. Le montant des provisions de charges devient exorbitant alors que depuis des années les travaux d’entretien, de rénovation et de nettoyage ne sont pas entrepris à hauteur de ce qui est nécessaire.
L’état du quartier, les conditions de logement et l’image du Petit Bard sont de plus en plus dégradés.
A partir de 1998, plusieurs syndics se succèdent et pratiquent une gestion chaotique : Conditions d’habitation délabrées et prix astronomiques.Pourtant fin 2001, le syndic du Petit-Bard est en faillite : au moins 3 millions d’euros de déficit ! Décembre 2001, une centaine d’habitants portent plainte pour détournements de charges par plusieurs syndics entre 1998 et 2001.
Cette procédure traîne en longueur et n’a, à ce jour, pas significativement avancé. Les personnes mises en cause, elles, ont largement eu le temps d’organiser leur insolvabilité.
Entre temps, le Tribunal de Grande Instance de Montpellier a nommé le cabinet Carlier & Raymond Administrateur Judiciaire de la copropriété avec pour mission de combler le déficit. En l’absence de " coupables ", il entreprend de faire payer l’argent détourné par les syndics aux habitants du quartier :
- en augmentant les charges (deux fois plus que dans les autres quartiers de Montpellier, jusqu’à 150 euros par mois pour un appartement).
- en lançant des appels de fonds trimestriels de l’ordre de 1500 à 3000 euros par habitant.C’est donc aux habitants de rembourser les dettes de la co-propriété ! En plus, ils assistent désemparés à la dégradation de plus en plus rapide de leur quartier.Juin 2004, incendie mortel au 9 Rue des Trolles.Houcine El-Ouamari est retrouvé mort dans la cage d’escalier et 19 familles se retrouvent à la rue. Aujourd'hui, malgré tous ces événements, la situation a-t-elle changé ! NON ! Les familles vivent dans des logements délabrés et dans l'insécurité ! La copropriété du Petit Bard malgré la gestion d'un administrateur judiciaire est toujours endéttée. Certains propriétaires se trouvent dans l'impossibilité de payer leurs charges trop élevées. Que fait la Justice ! Certains syndics qui ont détourné de l'argent ne sont pas poursuivis et se baladent tranquillement dans les rues.
Qu'en est-il de ce plan de rénovation ? Dans les oubliettes ? Les travaux de Rénovation n'ont toujours pas commençé ! A moins qu'on attend les prochaines élections pour commencer les travaux et les médiatiser.